Les sanzas conçues ici sont des instruments
professionnels. Elles sont proposées en version acoustique
ou amplifiée.
La sanza est en général jouée par les griots d'Afrique
centrale et australe. Nommée aussi likembé, mbira, congoma,
etc..., les verniculaires (synonymes provenant des nombreux dialectes
régionaux), la taille ou les systèmes peuvent changer, mais le principe
reste toujours le même:
deux chevalets, une barre de pression, et des lamelles de métal
ou de bois fibreux insérées dans l'étau ainsi formé.
La table d'harmonie peut être montée sur des caisses de résonance faites
de matériaux de récupération (conserves de poisson, boîtes de café,...),
d'autres sculptées de haut en bas et entièrement en bois creusé au ciseau,
mais elle peut tout aussi bien en être dépourvue. Le "piano à
pouces", à la base doté d'une sonorité douce, hypnotique
et énigmatique, se prête de nature très bien aux arpèges.
Mais l'instrument peut aussi, selon le jeu du musicien, par ses boucles
répétitives et polyrythmiques, devenir très percussif.
En plus de sa mélodie, il peut ainsi très bien trouver sa place
dans les musiques de danse populaire. C'est aussi là qu'intervient l'intérêt
de l' amplifier, et certaines formations africaines n'hésitent
pas, dans la lignée de la modernisation, à le pousser jusqu'à la distortion.
En Afrique, la sanza sert traditionnellement à accompagner le conteur, s'y prêtant parfaitement par l'ambiance étrange qu'elle installe en distillant ses notes "gouttes d'eau" dans un espace convivial, et pourrait dans ce contexte être comparée à une harpe. En lui donnant une dimension chromatique, elle devient également beaucoup plus que cela, pouvant présenter ainsi plusieurs octaves, et un éventail d'intervalles de notes très complet.
En tant que concepteur des instruments proposés à l'Atelier, suivant toujours une éthique de respect des systèmes originaux et une recherche de la sonorité et du volume optimums, je souhaite sincèrement que vous y trouviez la vôtre.